Sunday, May 21, 2017

House



When you have been rejected as a child
As most of us have
Either through racism, or sexism, or utter neglect
You become very polite
Not out of kindness
But out of fear
Out of fear you will smile to have other smile back
You will be top of the class to avoid beatings from teachers and parents
You will get married so that society accepts you as a woman
And have children so that you can prove to be a mother
The fear, the sadness never transpiring

A house is built around self

If you are attracted by the house
We shall never meet
Because it is built, just like yours
By tears and fears

We feel so terribly isolated
In our pretty descent houses
That we just wait for someone to knock
And sit in for a while
If the discourse is on the walls
And how to make the house bigger
For us both to live in it forever
We never
Met

Because the house
Is made of tears
And fears
Which maybe if we see
Can make all house
Leave

Monday, May 8, 2017

Tu te prends pour la science infuse?



Les relations les plus familières dans ma vie, qu’elles soient professionnelles, personnelles ou familiales butent presque toujours au même mur : "je".

Que ce soit je de Mr, je de Madame, évidemment le "mien" compris.

Tous les je, ne sont que je, même si ils pensent être chacun très spécial, et pour ce faire, il y a un "je" appelé "tu", pour bien se différencier.

Lorsque dans mon métier au sein de l’humanitaire ou en médecine clinique étaient posées des questions sur des aspects du métier qui me semblaient absurdes,

Lorsqu’au sein de relations intimes ou familiales étaient exposées de profondes incohérences entre propos et actions,

Ou de manière générale, sur des sujets où le fond du propos était une situation visible à l’œil nu de tous, normalisée mais tout à coup ouvertement questionnée,

Toute la discussion était très souvent rapportée à « tu » et à « je », le propos de la discussion relégué au dernier plan.

Parce que la question vient de "tu", alors « je » se sent attaqué et se rebiffe , « tu me critiques toujours, tu te prends pour la science infuse, tu vois tout négatif »

« tu » et « je »

Avant tout.

« Je » désespéré de montrer que ce que "je" pense être ou devoir être est bien là; 

"Je" en compétition avec « tu » qui – dans ce que « je » doit être ou pense être ne doit pas lui être « supérieur ».

Le sujet en question, les questions de fond – qui finalement adressaient une incohérence, une forme de malhonnêteté,
Semblaient totalement inintéressantes;

Pourquoi "tu" exposerait-il quelque chose que "je" n'expose pas? Pourquoi le footballeur hué par racisme quitte t il le match en sachant qu'il peut perdre son poste? Pourquoi une ministre de la justice démissionne-t-elle lorsque l'on veut diviser les citoyens du pays pour lequel elle travaille? N'est ce pas les "je"-doit-être footballeur et "je"-doit-être-ministre qui ont fondu au soleil de quelque chose qu'ils n'ont pas fait semblant de ne pas entendre?

Il est impossible de discuter un sujet en regardant « je » ou « tu », parce que « je » ou « tu » sont des entités autant nourries de leur passé que de leur souhaits, utilisant le présent pour transformer leur passé en un futur souhaité. Plus l’attention est portée sur ce que « je » / « tu » pensent "être" (passé, présent et futur svp !!!), et plus nous entrons dans le monde des chimères.

Parce que de manière factuelle il n’y a que ce qui s’est passé et ce qui se passe.

Lorsque l’on ne s’intéresse qu’à ce « je » fixé sur des résumés et des projets qui occupent ensemble son présent, toute discussion tourne autour de sa petite roue psychologique du temps. "Tu ne vois pas mes efforts, je ne suis pas ce que tu dis, regarde, par exemple, ce jour là j'ai agis comme ceci".  Le « tu » dont "je" se divise, devient alors un élément de « comparaison », un témoin de la roue ou un outil pour faire la faire tourner.

Mais l’action, le présent, ce qui se passe autre que dans la petite roue « personnelle » du temps psychologique du"je" semble importer très peu.

Et les rapports deviennent alors sans sens, « personnalisés », aveugles.

Si nous sommes intéressés à nous entraider à y voir ensemble plus clair, l'étiquette nominale des yeux qui observent est hors sujet.

Sunday, May 7, 2017

Petites perles apprises de nos enfants: sur l'habitude, la dépendance, la liberté



"Ce n’est pas fumer qui est le problème tata, c’est l’habitude de fumer qui te tue."
L’ami à mon fils avait vu juste. Le problème n’était ni la cigarette (la pauvre !), ni probablement la fumer– j’aurai toussé et n’aurai probablement pas recommencé si….

…si je ne m’étais pas…
Habituée

L’habitude est intéressante

Un humain sentant le besoin compulsif d’aller vers une chose (envie de X)
Ou un humain sentant le besoin compulsif de ne pas aller vers une chose (peur de X)

Avec, caché derrière X, le "comment JE me sentirai à travers X"
"comment JE me sentirai" - le sentiment anticipé par l'expérience passée, personnelle ou collective
Le sentiment donnant une réalité à la relation puisque vécu maintenant
"à travers X"
Etant Y, je ne peux devenir Y' qu'à travers quelque chose
X, j'espère 

La dépendance est née
Pour que Y donne Y'
Y=f(X)
en espérant que f(X)=Y'

Même si nous sentons ce qui n’est pas là – comme la pensée du citron sur notre langue est sentie en l’absence du citron
Nous avons donc des sentiments pour des relations psychologiques
Ce qu'une sensation n'est pas - le toucher, le gout, l'odorat...nécessitent d'une relation physique, objective, présente dans l'instant

L’habitude est intéressante parce qu’elle commence avec envie de
X, X' ouX''

Mais le fait de répéter quelque chose – l’action avec X, X' ouX''

Est en soi ennuyeux – et pour toute habitude il y a souvent une « usure à l’usage » - genoux abimés chez les coureurs, dos abimé chez les surfeurs, graisse accumulée lorsque l’habitude est celle de manger etc.
Nous n'aimons pas non plus l'emprisonnement de la dépendance
Pour ne pas mentionner la peur, nichée au coeur de l'envie, de ne pas réaliser l'envie.


Et donc...l'habitude commencée par envie, est de plus en plus accompagnée dans le temps, par la peur 

Lorsque nous avons une opinion contraire sur un même sujet (envie de X et peur de X à la fois), ne sommes nous pas dérangés par l'incohérence? Ne passons nous donc souvent pas plus de temps à penser à la chose ? ….en espérant y voir plus clair ?

En pensant plus à X, on en a plus souvent envie de X et, au fur et à mesure que l’habitude s’installe, plus souvent peur aussi de X

Et peut-être que l’obsession commence ainsi ?

Ou en ne questionnant pas l'habitude à X mais en espérant qu'avec X' "ce sera différent" sauter aussi de X, à X', à X"...




Mon fils me dit « mais sans avoir envie de quelque chose, on ne ferait rien du tout ! »

Comment le savons-nous ?
Avons-nous parfois agit sans planifier ? Ne sursautons nous pas devant un danger imprévu ? Ne sommes nous pas parfois étonnés d’actions spontanées que nous avons eues tout à fait non plannifiées? Si nous avons faim (pas l'envie de ceci ou de cela, mais faim, un besoin), n'allons nous pas chercher le moyen de nous nourrir?

La dépendance ou l’obsession n’est elle pas aussi le résultat d'une croyance au besoin d’une action dirigée 

Le fumeur croit qu’il ne peut pas vivre sans fumer une cigarette, l’amoureux croit qu’il ne peut pas vivre sans son partenaire….hors, clairement, le fumeur n’est pas né avec une cigarette dans la bouche et l’amoureux n’est pas né avec son partenaire au moment de l’accouchement….

La croyance ne commence-t-elle pas en l’absence de faits? Aucun besoin de croire ce qui est un fait, nous n’avons pas besoin de croire qu’il y a un élément que nous avons appelé ciel ou qu’il y a une forme de vie que nous avons appelé arbre….

En réfléchissant à ce que me dit mon fils
Je me demande si notre croyance toute première
Ne serait pas celle que 
Pour agir, et donc pour vivre
Il nous faille un but, un objectif
Et donc
Une pensée avec un contenu défini à laquelle s'attacher
Une direction
X
Et donc
Une habitude
Et donc
Etre soumis
A un commandant
X
Pour que Y devienne Y'
Croyance qui nous ferait accepter
La fin de notre
Liberté 

Peut-être que comprendre Y
Lorsqu'il est habitude
Le change sans direction
Dans l'emerveillement du nouveau

Tuesday, May 2, 2017

Non, nos enfants, vous n’êtes pas différents



Vous avez peur de vos sept voix
Nous avons peur de la notre, aussi

Vous avez peur de ne plus vouloir vivre dans ce monde effrayant
Nous sommes dans la souffrance de l’effort, tout le temps

Vous avez peur de vos crises d’anxiété et obsessions en publique
Nous savons très bien ce que veut dire une nuit  passée à attendre un téléphone qui sonne

Nous ne voulons pas voir que la plante de souffrance que vous ne cachez plus
Est la pousse de souffrance que nous passons notre vie à étouffer

Nous avons si peur de notre mental
Que nous avons peur du votre aussi

Il n’y a pas d’amour dans la peur

Il nous faut tous comprendre 
La peur
A moins de finir anéantis

Pour n’avoir pas
Ouvert
Les rideaux
Et regardé avec nos
Yeux
Ce que dans la pièce fermée
Nous regardons
En pensée


Saturday, April 29, 2017

« It is a story of clinicians going along with what they knew was poor performance»



I know nothing about the reported case*.  I am however intrigued by the statement « it is a story of clinicians going along with what they knew was poor performance ». 

What exactly is “poor performance”? Doing things outside what the establishment recommends? Proposing a solution that doesn’t “work”? Acting “God-like” without “being God”? 

How many psychotic patients are not so anymore as an outcome of our understanding and therefore rational treatment of psychosis? How would you rate our understanding and management of “stress”? How many opiate or benzodiazepine addicts today are so as a result of pain or insomnia management offered to them?
How would you rate medicine’s performance on mental health today?  Have we understood the excruciating pain of habit? What have we so far proposed as solution? Are the solutions offered in any way different from what is tried through the habit itself? 

How would you rate our understanding of thought, of the thinking process, of fear and of desire and of psychological pain? What is our understanding of “what” hurts in psychological pain? How would you rate our understanding of the impact of thought on biology? 

How would you rate medicine’s treatment of hypertension with a variety of channel and receptor blockers without any evidence of inadequate functioning in any of these channels?
How would you rate medicine today in its understanding of non traumatic musculoskeletal pains? How would you rate medical and surgical treatment for these?
How would you rate medicine in understanding the root cause of autoimmune diseases? How would you rate immunosuppressive treatment? 

The list is long and of course includes cancers. 

You cannot treat what you do not understand and proposed “multifactorial” causality doesn’t dissipate confusion. Yet the majority of proposed “solutions” in medicine remain “symptomatic” – we make sure the blood pressure goes down, anti-inflammatory and analgesic treatment is at the heart of the management of a broad spectrum of “aches and pains”, we use aggressive toxic therapies in cancers and frankly our mental health “successes” depend on what one defines as “success”. 

Would the above also be «a story of clinicians going along with what they knew was poor performance »? Or else a story of everybody going along with what they knew was poor performance?

How would you rate our personal interest in investigating the causes of our diseases – including the examination of our definition of the experienced symptoms as disease, including the impact of the anxiety associated with that definition on such symptoms? Conversely, how would you rate our interest and eagerness in finding solutions to those symptoms at all costs?  

Maybe by scratching the surface we may see that we actually often look for physicians who resolve problems - “God-like”- and that we are often not necessarily interested in investigating together what actually constitutes a “problem” and why, discovering the “problem” by examining it together, together gauging the need for potentially available treatments as well as the rationale for using one specific treatment. 

Science has offered some clear understanding of causes and rational treatments for infectious diseases for example, even if susceptibility to infection in contexts offering similar exposure to microorganisms is known to be related to immunity, which in turn is not only linked to nutrition for example but also to state of mind if one accepts the impact of "stress" on the immune system for example.

Maybe science has shown its limits in understanding mechanisms that affect the researcher as much as the “ill”, particularly the understanding of the nature, the structure and the impact of thought on biological life, including its impact on our accuracy in seeing and understanding life.

Maybe we need all brains to look into most illnesses. With honesty, patience and care.  And maybe with no “hurry” to dissipate the “problem” without fully understanding it.  With an attention to not hurting anyone within the process, which sets the pace of the inquiry, also. 

We would never have accepted anything below 30 minutes generalists' appointments within national health services if this was the case. We would not be jumping into a variety of invasive tests and treatments if this was the case. We would maybe be more caring if this was the case. Maybe.

The Need for Security

*Breast surgeon Ian Paterson needlessly harmed patients
Ian Paterson: Breast surgeon 'played God' with women's bodies